Papik, le filet-fantôme
Une odyssée tactile et inclusive
Le projet est actuellement en cours de finalisation. La mise en production sera lancée en ce début d’année 2026, pour une diffusion prévue en septembre 2026.
Papik, le filet-fantôme est un coffret de médiation unique pour découvrir l’art des ghostnets. Il est composé d’un livre-tactile illustré écrit en braille et en gros caractères, de récits sonores immersifs, d’un kit d’accessoires, de fiches de médiation et d’un manuel d’utilisation. Grâce aux aventures de Papik, on
découvre l’art des ghostnets et les pollutions plastiques qui menacent le monde marin.
Papik, le filet-fantôme est un coffret de médiation unique pour découvrir l’art des ghostnets. Il est composé d’un livre-tactile illustré écrit en braille et en gros caractères, de récits sonores immersifs, d’un kit d’accessoires, de fiches de médiation et d’un manuel d’utilisation. Grâce aux aventures de Papik, on découvre l’art des ghostnets et les pollutions plastiques qui menacent le monde marin.
Notre projet a été co-construit pour répondre à une double ambition : conduire une recherche innovante (ERC OSPAPIK) et rendre cette recherche inclusive. En co-concevant un objet adapté aux besoins des publics malvoyants et des professionnels, cet ouvrage offre une expérience polysensorielle inédite qui croise savoirs scientifiques, plaisir esthétique et pratique artistique.
Le projet a reçu le Sceau de l’excellence du Conseil européen de la recherche pour sa qualité et son impact sociétal et a été labellisé « La mer en commun » par le Ministère de la transition écologique dans le cadre de la Conférence des Nations Unies 2025 (UNOC-3).
OSPAPIK vise à produire le premier livre tactile illustré sur les déchets marins et l’art des ghostnets : Papik, le filet-fantôme. OSPAPIK a développé un prototype pour ce livre avec Les Doigts Qui Rêvent, éditeur français spécialisé dans les livres tactiles illustrés et le Muséum d’histoire naturelle du Havre qui abrite la plus grande collection d’œuvres en ghostnet en France.
À partir d’un processus de design participatif, notre prototype a été co-créé avec des partenaires européens et lors d’ateliers réunissant des personnes non-voyantes et mal-voyantes, leurs accompagnants et un large éventail de participants, tels que des pêcheurs, des professionnels des musées, des chercheurs, des membres d’associations et d’instituts scientifiques. Le prototype comprend du braille, des gros caractères, des illustrations texturées, des enregistrements sonores et du matériel pédagogique. Nous recherchons actuellement des financements pour la production et la distribution de notre livre, ainsi que pour un transfert de connaissances cruciales.
Les entreprises et les associations sont invitées à contribuer ou à s’associer au processus de collecte ou de transformation des déchets plastiques. Pour en savoir plus sur le projet, le design participatif et les possibilités de contribution, cliquez sur l’image ->
À paraître
Le Roux, Géraldine (2025), « Tresser les filets-fantômes, de l’océan à un livre-tactile. Perspective sur une anthropologie inclusive des déchets marins », Reworlding Relations: Anthropology, Art, and Design, Ateliers d’anthropologie n°56, sous la direction de Francesca Cozzolino (EnsadLab/LESC), Giuliana Borea (Université de Newcastle) et Alex Ungprateeb Flynn (University of California, Los Angeles).
Le Roux, Géraldine (2025), « De la résurgence autochtone dans l’écologie des savoirs. Échos du déchet marin », Résurgences autochtones (titre provisoire), Laurent Jérôme (eds), Éditions Dehors, Paris.
Le Roux, Géraldine (nov. 2025), « Filet-fantôme », in Dictionnaire des déchets sauvages, Blot & Désert (eds.), éditions Licorne.
Le Roux, Géraldine (nov. 2025), « Art », in Dictionnaire des déchets sauvages, Blot & Désert (eds.), éditions Licorne.
Teriitutea Quesnot & Le Roux, Géraldine (nov. 2025), « Dispositif de concentration de poissons », in Dictionnaire des déchets sauvages, Blot & Désert (eds.).

Papik, le filet-fantôme dans les médias :
- « A arte das redes fantasma é o oposto da ecoansiedade, diz antropóloga », El Público, 25 mai 2025 — lire l’article
- Présentation dans la newsletter Fish&Click de l’Ifremer — parution prévue en juillet 2025
- Enregistrement d’un podcast avec Emma Bourges, Gabrielle Guilcher et Géraldine Le Roux, en partenariat avec Radio U (UBO) — diffusion prévue mi-juillet 2025
Aveugle, non-voyant, déficient visuel : quels termes choisir ?
Texte écrit par Emma Bourges, doctorante d’OSPAPIK
« Déficient visuel » est un terme souvent utilisé dans le milieu administratif ou scolaire pour qualifier les personnes dont le spectre de la vision est altéré. Son usage peut être critiqué car il envisage la cécité de manière purement médicale, la réduisant à un « manque » et une « perte » par comparaison à un corps valide. « Mal et nonvoyants » permet de qualifier les personnes porteuses de cécité sans pour autant considérer cette dernière comme un déficit ou une infériorité. Cette formule, de même que « aveugles ou partiellement aveugles », tâche de révéler la pluralité des formes de vision singulières. La tournure « personne présentant des incapacités visuelles » permet de ne pas réduire celle-ci à son handicap. Enfin, et dans l’opposition radicale à l’idée de « perte », la cécité est parfois définie comme un atout, à savoir, elle est un ordre sensoriel singulier et une potentialité pour percevoir le monde différemment qu’au travers de la perspective visuelle habituelle. Dans cette perspective plus militante, les termes « aveugles ou mal aveugles » sont parfois utilisés.
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